Sur le chemin des écoliers

ecole produit carré

Par la fenêtre de l’atelier, j’entends les rires des enfants qui descendent la rue vers l’école du village. Le bruit des pas sur le gravier, le claquement d’un portail, un sac qu’on ajuste sur les épaules.

Qu’est-ce que j’ai pu l’emprunter, moi aussi, ce chemin des écoliers.

Je me souviens des matins frais où l’on s’attendait entre copains du quartier. J’y ai usé mes plus beaux souliers, achetés spécialement pour la rentrée. Avec le cartable, c’était le seul achat que j’avais le droit de choisir… Mais quel bonheur d’arpenter les rayons pour dénicher des cahiers tout neufs, des stylos colorés et la trousse assortie…

Il nous racontait la classe unique, les sabots qui glissaient sur la neige, le maître qui inscrivait la morale du jour au tableau noir, les tables de multiplication répétées en chœur, et la fierté d’obtenir un « bon point » cartonné à la fin de la semaine.

« De notre temps, on n’avait pas besoin d’autant ! » me répétait mon grand-père quand on arrivait chez lui, impatients de lui montrer nos trésors.

S’il était encore parmi nous, il aurait eu 97 ans cette année.

À chaque rentrée, nos achats le replongeaient immédiatement dans son école.

C’est exactement ce que j’ai cherché à poser sur le papier pour la collection papeterie “Sur le chemin des écoliers” : l’école du village, les lignes d’un cartable, le manuel de cours de géographie et le fameux bon point. Pour garder une trace de ses récits, avant que le temps ne les efface.

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